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Les libérés accumulent les dossiers  
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Ricou
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MessagePosté le: Dim 1 Mar 2015 - 23:59    Sujet du message: Les libérés accumulent les dossiers Répondre en citant

La « Sécurité Sociale », un monopole communiste à abattre
Publié le 27 décembre 2013 par bibliothequedecombat
L’ordonnance portant « organisation de la Sécurité sociale » date du 4 octobre 1945. A l’époque il y a un gouvernement provisoire dont le chef est le général De Gaulle, et une assemblée consultative provisoire non élue, issue de la Résistance. Il existe un seul parti politique structuré : le parti communiste qui, de ce fait, et du fait de son rôle dans la Résistance, a un rôle prépondérant.
Le 27 novembre 1944, Maurice Thorez est revenu de Moscou : le déserteur Thorez, amnistié par De Gaulle, reprend la direction du parti communiste. L’avant-veille de son retour, il a été reçu par Staline en personne. Le jour où Thorez arrive à Paris, c’est De Gaulle qui est à Moscou, pour négocier le traité d’alliance franco-soviétique.
S’ensuivent une interminable série de nationalisations (houillères, marine marchande, Renault, SNECMA, banques…), tandis que se poursuit l’épuration… Dans le premier gouvernement provisoire constitué à Alger en 1943, deux des « commissaires » sont communistes, dont celui à la santé, François Billoux, qui est maintenu à Paris dans ses fonctions, en septembre 1944.
C’est alors que va être élaborée la « Sécurité sociale ». Il y a donc un seul parti politique qui compte : le parti communiste. Et il y a deux grands syndicats : la CGT et la CFTC (c’est avant les divisions CGT-FO et CFTC-CFDT). La CGT est la courroie de transmission du parti communiste, et c’est donc elle qui est prépondérante.
La CFTC avait souscrit au principe du plan de généralisation de la Sécurité sociale dans le cadre du programme du Conseil national de la Résistance, dont faisait partie le chef historique du syndicat chrétien, Gaston Tessier. Mais la CFTC ne put avoir le moindre rôle, la moindre influence, dans la réalisation de ce plan qui imposait un monopole supprimant les caisses existantes (que l’on devait pour une bonne part… à la CFTC), dont les fonds étaient confisqués, et prévoyait la « désignation » des administrateurs.
Gaston Tessier déplora la « fâcheuse ordonnance » qui allait tuer l’esprit mutualiste, étatiser et déshumaniser la protection sociale. Ce fut en vain.
Le 19 octobre, une deuxième ordonnance précisait le régime des assurances sociales. Et c’est deux jours après, le 21 octobre, qu’eurent lieu les premières élections législatives de l’après-guerre. Les communistes s’étaient dépêchés de verrouiller leur Sécurité sociale avant qu’une représentation nationale puisse s’en occuper. Ce n’était pourtant pas nécessaire.
Le gouvernement provisoire continua comme devant, et lorsque De Gaulle constitua son deuxième gouvernement provisoire, en novembre 1945, il fit de Thorez un ministre d’Etat, et nomma quatre autres ministres communistes, dont Croizat au travail : la Sécurité sociale était un monopole communiste, sous contrôle gouvernemental communiste, avec des administrateurs désignés par le parti communiste. Et il y eut pléthore d’administrateurs…
En 1946, une loi ratifia les ordonnances de 1945 mais institua l’élection des administrateurs de la Sécurité sociale. Ce qui ne changeait rien, puisque le parti communiste avait verrouillé le système. Et en 1967, une nouvelle ordonnance, signée une nouvelle fois De Gaulle, supprimait les élections et instaurait la prétendue « gestion paritaire », à 50 % par les représentants du patronat, à 50 % par les représentants des syndicats. En réalité, l’assurance maladie était confiée à Force ouvrière (scission anticommuniste de la CGT), l’assurance vieillesse à la CFDT (scission de la CFTC) et la branche famille à la CFTC.
En 1982, les socialistes au pouvoir, avec quatre ministres communistes, rétablirent les élections pour tenter de remettre en selle la CGT. Mais les élections de 1983 aboutirent à un statu quo. Elles devaient se renouveler tous les six ans, on n’a rien vu venir, et en réalité personne ne les souhaite, en dehors de la CGT qui rêve toujours de récupérer son monstrueux enfant.
Le monopole
Le fait que ce ne soient plus les communistes qui dirigent la Sécurité sociale ne change rien à l’organisation soviétique de l’institution. Il est du reste caractéristique qu’elle soit contrôlée par FO, le syndicat le plus immobiliste qui soit, le syndicat qui conserve intactes les structures collectivistes, sans provoquer les réactions de rejet ou de peur qu’entraînerait le retour des vrais communistes aux commandes.
La Sécurité sociale est un monopole. Qui a été établi contre la liberté du commerce, puisqu’elle s’est attribué des activités qui relevaient des assureurs privés, notamment les accidents du travail. Une activité qu’on savait bénéficiaire.
Un monopole qui a surtout été établi à l’encontre de tous les principes de la doctrine sociale de l’Eglise, qui sont des principes de droit naturel éclairés par l’Evangile. La Sécurité sociale anéantissait tout le travail des syndicalistes chrétiens, depuis les mutuelles de métiers ou d’entreprises jusqu’au réseau de caisses départementales d’assurances sociales édifié à partir de 1930, elle supprimait toute possibilité de créer librement des mutuelles et se mettait en place avec l’argent volé aux institutions sociales existantes. Bénéficiaires…
Il s’agissait d’une étatisation de la protection sociale, dans le plus pur esprit collectiviste, avec tout ce qu’engendrent nécessairement les réalisations communistes : l’irresponsabilité, l’injustice, la paupérisation, et la faillite. Sous un déluge bureaucratique de lois et de règlements en tous genres. En 1986, le spécialiste de la législation sociale Jean-Jacques Dupeyroux dénombrait 35 000 textes régissant la Sécurité sociale…
La dictature
Avec, couronnant le tout, la dictature. Et une dictature qui devient plus féroce à mesure que grandissent les menaces de disparition du système.
Ainsi, à la fin de 1994, a été voté un texte par lequel sont définies des peines de prison et des amendes à l’encontre de quiconque organiserait, ou tenterait d’organiser le refus par les « assujettis » de s’affilier aux organismes de Sécurité sociale ou de ne pas payer les cotisations, ou même qui inciterait à le faire.
Ce texte a été voté à la fin de 1994 : c’est-à-dire quelques mois après que fut entrée en vigueur la directive européenne qui supprime tout monopole d’assurance dans les Etats de l’Union européenne…
Système collectiviste ? On le voit aussi dans cette fiction du « paritarisme ». Ce sont les patrons et les travailleurs qui sont censés régir la Sécurité sociale. En réalité toutes les décisions sont prises par le gouvernement.
Mais sans aucun contrôle sur ce qui se passe ensuite. Sans aucun contrôle de l’argent. Cet argent qui est « notre argent », comme le proclame Marc Blondel au nom de FO (et non pas au nom des « assujettis »). Et c’est ce système que le gouvernement veut « pérenniser » . Ce système contraire au droit naturel, contraire aux principes de la solidarité entre les hommes, et condamné par les instances européennes. Ce système qui est aujourd’hui selon les experts le plus mauvais d’Europe : puisqu’il est le seul système communiste de « protection sociale » d’Europe.
Yves Daoudal – L’imposture de la Sécurité Sociale (1995)



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MessagePosté le: Dim 1 Mar 2015 - 23:59    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 10 Mar 2015 - 09:02    Sujet du message: Les libérés accumulent les dossiers Répondre en citant

Alors, cette manif, ça a donné quoi ?



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:29    Sujet du message: Les libérés accumulent les dossiers



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